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Archivio mensile:ottobre 2013

 

Serge-Gainsbourg-reading-the-great-American-philosopher-Popeye-the-Sailor-Man

Una volta un autore di fumetti mi ha detto che la critica lascia il tempo che trova, perchè tanto quello che alla fine resterà, se qualcosa resterà, non lo sanno certo i critici; eppoi aggiungeva: chi fa le cose dovrebbe infischiarsene della critica. Aveva ragione.

Però c’è da aggiungere che chi fa la critica dovrebbe infischiarsene di chi fa i fumetti. Preoccuparsi solo di dire la verità sulle cose. Spolpare il testo e andare ai resti. Perché non c’è bisogno di tirare in ballo Jakobson  per dimostrare che un’opera è sempre già qualcosa che appartiene al passato e quindi è qualcosa che resta. Mittente e destinatario di un’opera non sono mai compresenti. L’opera si colloca nel passato rispetto al lettore. Io che leggo sono la contemporaneità, l’opera anche se solo di qualche giorno è il passato, i resti –per quanto striminziti -del passato.

1379997_10201663146917140_739207332_nLa lettura è quindi sempre un atto critico (Cesare Segre) che richiede il confronto tra sistemi e tempi differenti.

Quando poi il lettore è mosso da consapevolezza metodologica e si prendesse l’impegno di mettere per iscritto quelle operazioni compiute sul testo, diviene quello che si può definire un critico.

C’è un problema però: che i fumetti interessano solo a quelli che li fanno e che ci lavorano dentro. Se non ti ascoltano loro non ti ascolta nessuno. Quindi o parli a loro o parli a nessuno. Ma se parli a loro devi anche parlare con loro, incontrarli, mangiarci assieme. Se però dici cose “non condivisibili” non ti ascoltano più. Si incazzano, si offendono e si ritirano nei loro circoletti da iniziati dove ti processano in contumacia e ti linciano in effigie. Perchè la tendenza del fumetto italiano è sicuramente, come tutto in Italia, quello di diventare chiesa. Come ogni chiesa che si rispetti anche questa ha le sue gerarchie cardinalizie e la propria corte di cicisbei. Che creano al critico un bel problema. O si adegua a officiarne i riti, o fa critica un po’ di lotta un po’ di governo, o se ne sbatte e fa e dice quello che gli pare senza preoccuparsi di avere un posto a sedere all’interno di quella chiesa su cui vuole gettare lo sguardo indagatore.

Per come la vedo io, che sono miope astigmatico e ultimamente anche un po’ ipermetrope, il critico sta lì, nel mare del fumetto e dall’albero di parrocchetto del suo naviglio, su cui batte il jollyroger, scruta con il suo sguardo presbite l’orizzonte in cerca di terra sui cui mettere il piede.

Sei il gabbiere di una nave corsara, e godi a seminare vento, che è il compito di ogni viva intelligenza; perché se semini vento poi viene tempesta e spazza via e l’editore e il fumettaro e soprattutto gli altri critici che non veleggiano verso verità.

Ah…la semina del vento quando avviene in totale gratuità è utile e bellissima.

 

 

 

 

 

 

Nous estimons que la dette s’analyse d’abord de par ses origines. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme. Ceux qui nous ont prêté de l’argent, ce sont ceux-là qui nous ont colonisés, ce sont les mêmes qui géraient nos États et nos économies, ce sont les colonisateurs qui endettaient l’Afrique auprès des bailleurs de fonds, leurs frères et cousins.

Nous étions étrangers à cette dette, nous ne pouvons donc pas la payer.

La dette, c’est encore le Néo-Colonialisme où les colonisateurs se sont transformés en assistants techniques ; en fait, nous devrions dire qu’ils se sont transformés en assassins techniques ; et ce sont eux qui nous ont proposé des sources de financement.

Des bailleurs de fond, un terme que l’on emploie chaque jour comme s’il y avait des hommes dont le bâillement suffisait à créer le développement chez les autres. Ces bailleurs de fond nous ont été conseillés, recommandés ; On nous a présenté des montages financiers alléchants, des dossiers ; nous nous sommes endettés pour cinquante ans, soixante ans ,même plus c’est-à-dire que l’on nous a amenés à compromettre nos peuples pendant cinquante ans et plus.

Mais la dette, c’est sa forme actuelle, contrôlée, dominée par l’impérialisme, une reconquête savamment organisée pour que l’Afrique, sa croissance, son développement obéisse à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangères, faisant en sorte que chacun de nous devienne l’esclave financier c’est-à-dire l’esclave tout court de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer les fonds chez nous avec l’obligation de rembourser.

On nous dit de rembourser la dette, ce n’est pas une question morale, ce n’est point une question de ce prétendu honneur de rembourser ou de ne pas rembourser ; Monsieur le président, nous avons écouté et applaudi le premier ministre de Norvège lorsqu’elle est intervenue ici même, elle a dit, elle qui est Européenne, que toute la dette ne peut pas être remboursée. La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fond ne mourront pas. Soyons-en sûrs. Par contre, si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons en sûrs également. Ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme dans un casino ; quand ils gagnaient, il n’y avait point de débat, maintenant qu’ils ont perdu au jeu, ils nous exigent le remboursement ; et l’on parle de crise. Non ! Monsieur le Président, ils ont joué, ils ont perdu, c’est la règle du jeu, la vie continue !

Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer ; nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette ; nous ne pouvons pas payer la dette parce que, au contraire, les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer c’est-à-dire la dette de sang. C’est notre sang qui a été versé ; on parle du plan Marshall qui a refait l’ Europe Économique mais ne parle jamais du plan Africain qui a permis à l’Europe de faire face aux hordes hitlériennes lorsque leur économie était menacée, leur stabilité était menacée. Qui a sauvé l’Europe ? C’est l’Afrique ! On en parle très peu, on en parle si peu que nous ne pouvons pas nous être complices de ce silence ingrat. Si les autres ne peuvent pas Chanter nos louanges, nous avons au moins le devoir de dire que nos pères furent courageux et que nos anciens combattants ont sauvé l’Europe et finalement ont permis au monde de se débarrasser du Nazisme.

La dette, c’est aussi la conséquence des affrontements et lorsque l’on nous parle aujourd’hui de crise économique, on oublie de nous dire que la crise n’est pas venue de façon subite, la crise existe de tout temps et elle ira en s’aggravant chaque fois que les masses populaires seront de plus en plus conscientes de leur droit face aux exploiteurs. Il y a crise aujourd’hui parce que les masses refusent que les richesses soient concentrées entre les mains de quelques individus ; Il y a crise parce que quelques individus déposent dans des banques à l’étranger des sommes colossales qui suffiraient à développer l’ Afrique ; Il y a crise parce que face à richesses individuelles que l’on peut nommer, les masses populaires refusent de vivre dans les ghettos, dans les bas quartiers ; Il y a crise parce que les peuples partout refusent d’être dans Soweto face à Johannesburg. Il y a donc lutte et l’exacerbation de cette lutte amène les tenants du pouvoir financier à s’inquiéter. On nous demande aujourd’hui d’être complices de la recherche d’un équilibre, équilibre en faveur des tenants du pouvoir financier, équilibre au détriment de nos masses populaires. Non, nous ne pouvons pas être complices, non, nous ne pouvons pas accompagner ceux qui sucent le sang de nos peuples et qui vivent de la sueur de nos peuples, nous ne pouvons pas les accompagner dans leur démarche assassine.

Monsieur le président, nous entendons parler de club, club de Rome, club de Paris, club de partout. Nous entendons parler du groupe des cinq, du groupe des sept, du groupe des dix peut être du groupe des cent et que sais-je encore. Il est normal que nous créions notre club et notre groupe faisant en sorte que dès aujourd’hui Addis Abeba devienne également le siège, le centre d’où partira le souffle nouveau : le club d’Addis Abeba.

Nous avons le devoir aujourd’hui de créer le front uni d’Addis Abeba contre la dette. Ce n’est que de cette façon que nous pouvons dire aux autres qu’en refusant de payer la dette nous ne venons pas dans une démarche belliqueuse, au contraire, c’est dans une démarche fraternelle pour dire ce qui est. Du reste, les masses populaires en Europe ne sont pas opposées aux masses populaires en Afrique mais ceux qui veulent exploiter l’Afrique, ce sont les mêmes qui exploitent l’Europe ; Nous avons un ennemi commun. Donc notre club parti d’Addis Abeba devra également dire aux uns et aux autres que la dette ne saurait être payée.

Et quand nous disons que la dette ne saurait être payée ce n’est point que nous sommes contre la morale, la dignité, le respect de la parole. Parce que nous estimons que nous n’avons pas la même morale que les autres. Entre le riche et le pauvre, il n’y a pas la même morale. La bible, le coran, ne peuvent pas servir de la même manière celui qui exploite le peuple et celui qui est exploité ; Il faudrait alors qu’il y ait deux éditions de la bible et deux éditions du coran.

Nous ne pouvons pas accepter qu’on nous parle de dignité, nous ne pouvons pas accepter que l’on nous parle de mérite de ceux qui payent et de perte de confiance vis à vis de ceux qui ne payeraient pas. Nous devons au contraire dire que c’est normal aujourd’hui, nous devons au contraire reconnaître que les plus grands voleurs sont les plus riches. Un pauvre, quand il vole, il ne commet qu’un larcin ou une peccadille tout juste pour survivre par nécessité. Les riches ce sont eux qui volent le fisc, les douanes et qui exploitent les peuples.

Monsieur le président, ma proposition ne vise pas simplement à provoquer ou à faire du spectacle, je voudrais dire ce que chacun de nous pense et souhaite. Qui ici ne souhaite pas que la dette soit purement et simplement effacée ? Celui qui ne le souhaite pas, il peut sortir, prendre son avion et aller tout de suite à la banque mondiale payer ! Tous nous le souhaitons !

Je ne voudrais pas que l’on prenne la proposition du Burkina Faso comme celle qui viendrait de la part de jeunes sans maturité et sans expérience. Je ne voudrais pas non plus que l’on pense qu’il n’y a que les révolutionnaires à parler de cette façon. Je voudrais que l’on admette que c’est simplement l’objectivité et l’obligation et je peux citer dans les exemples de ceux qui ont dit de ne pas payer la dette des révolutionnaires comme des non révolutionnaires, des jeunes comme des vieux. Je citerai par exemple Fidel Castro, il n’a pas mon âge même s’il est révolutionnaire mais je pourrais citer également François Mitterrand qui a dit que les pays africains ne peuvent pas payer, que les pays pauvres ne peuvent pas ; Je pourrais citer Madame le premier ministre de Norvège, je ne connais pas son âge et je m’en voudrais de le lui demander. Je voudrais citer également le président Félix Houphouët-Boigny.

Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serai pas là à la prochaine conférence.

Thomas Sankara, assassinato il 15 ottobre 1987

Sono seduto in un bar. Oggi il mese di ottobre dell’anno 2013 dell’era volgare compie 11 volte. E’ il giorno di venere, tarda mattina e il cielo di questa fottuta città è azzurro.
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Oggi la amo un po’ di più questa città di merda in cui vivo da generazioni e di cui ho visto l’inesorabile degenerare. Sto guardando i giovani, guardo i neri e guardo gialli e guardo i bianchi (parlo della pelle, non delle ideologie), e vedo il sole filtrare nel piombo del loro futuro. Li vedo per quello che sono, le età e i colori, differenti variabili della curva del tempo e differenti rifrazioni dello spettro della luce. Roba irrilevante per fondarci differenze e divisioni. Me lo stanno dicendo tutti questi bellissimi giovani individui mentre mi sfilano davanti in corteo.
Me lo ha detto una volta la mia amica Giorgia, cieca dalla nascita. Mi ha detto una cosa che mi ha fatto pensare, a lungo. Mi ha detto: io non lo so cosa è il nero, non so cosa è il bianco. Non so cosa è giovane e cosa vecchio. Non li ho mai visti.
Mi chiedeva anche la mia cara amica Giorgia, che oggi credo stia camminando in mezzo alla gioia del corteo, da qualche parte probabilmente insieme a mio figlio (quello grande), se non mi sembra di buttare tempo e energie, dato quello che sta succedendo in questo malato paese, continuando a parlare di fumetti e quel che è peggio di intrattenermi in inutili diatribe critiche. Ti sembrerà strano, ma Giorgia, cieca dalla nascita, “legge” i fumetti e segue un sacco di blog. 
 
Rifletto continuamente su quello che mi ha detto Giorgia.
So almeno una cosa. Non sto perdendo tempo, ogni volta che mi scaglio contro le metaforiche disarmanti banalità sbrodolate dai suoi autori sul fumetto.
Per tre motivi.
Uno: chi usa queste metafore sbagliate spesso scrive, disegna, canta, filma storie per i bambini, per ragazzi. Quello che questi autori pensano finisce in quelle storie. Quelle storie sono normalizzanti. Anestetiche.
Due: quegli autori sono legati, con pochissime eccezioni, a un modo estinguendo della produzione di immaginario.
Tre: il controllo sociale, nel nostro occidente, oggi avviene non attraverso il manganello e l’olio di ricino (non nella parte sostanziale almeno) ma attraverso un uso totalitario dell’immaginario che produce risignificazione del linguaggio. L’uso diffuso di metafore non pertinenti è il segno del successo cui questa risignificazione è arrivata.
La narrazione che gente come Letta (con i suoi sgherri tipo Ichino) o Grillo (con le sue marionette blogcomandate) stanno strutturando su questo paese, contro l’evidenza e la verosimiglianza, per far passare un’invereconda intrepretazione opposta alla verità, è possibile solo perché a storie del cazzo e inverosimili e scritte male ci hanno abituato gli autori italiani: da decenni.
 
Oggi ho visto che c’è un sacco, ma un sacco davvero, di giovani che a queste balle non credono.
Che sanno usare appropriatamente le metafore, quotidiane e non.
Che tengono vivo il proprio immaginario in canali diversi da quelli ufficiali.
Che sanno che cosa è la verità. O per lo meno, la cercano.
Sono giovani e sono bellissimi.
Li invidio. E li amo.
Anche perché.
Probabilmente non leggono fumetti.
 
Oggi c’è il sole.
Di questo autunno.
Non è che l’inizio.

A dirtela tutta io negli anni novanta ci sono stato bene. Per tutta la prima metà di quel decennio, a pate qualche esame universitario ogni tanto, ho proprio avuto poco da fare. Giravo, zaino in spalla e scarponi buoni, per il mondo e quando stavo a Milano andavo ogni sera a consumare notti brave in locali lurfidi e centri sociali occupati. Ho sentito tanta di quella musica suonata dal vivo, in ogni cazzo di buco dove la suonavano, a livelli di decibel sconosciuti e vietati in questi tempi addormentati, che ancora sconto un fastidioso acufene audiogeno.

In quegli anni lì a Cremona c’era un centro sociale che si chiamava Kavarna o qualcosa di simile. Io con altre belle persone facevo a quei tempi una rivista militantissima che si chiamava Sfregi e ci ero andato quella sera al Kavarna perchè il mio amico fraterno Massimo Galletti ci aveva organizzato un incontro con l’editore di un libro a fumetti molto discusso e addirittura sequestrato, e io volevo scriverci un pezzo. No, il pezzo poi non l’ho scritto. C’era roba troppo buona da bere e fumare e non avevo preso appunti (tranne una dichiarazione del mio fratello -oggi disperso- Alberto Bonanni che è passata alle cronache, ma è una storia che ti racconterò un’altra volta). E poi sì, non fare quella faccia, i giudici non sono mica una bella razza: ordinano anche i sequestri dei libri. Ma non è di PsychoPathia Sexualis di Miguelangel Martin che oggi voglio parlarti.

Quella sera conobbi Jorge Vacca, cuore corpo (e qualche altro difetto) della Topolin Edizioni. Non è nemmeno di lui, anche se la sua avventura editoriale lo meriterebbe e prima o poi lo farò, però che oggi voglio parlarti. Ma di un suo libro.

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Tutto questo mi torna alla memoria perchè oggi è la ricorrenza della morte di Ernesto Che Guevara e io sto rileggendo Che di Hector Oesterheld e di Alberto ed Enrique Breccia, che Jorge Vacca pubblicò in italiano nel novembre del 1995.

Ha una storia che va raccontata questo libro. Realizzato nel 1968 subito prima del rifacimento brecciano dell’Eternauta, costò durante la dittatura di Videla la vita al suo editore. Dopo la scomparsa dello sceneggiatore Oesterheld, Alberto Breccia – preoccupato per la propria incolumità e dopo aver ricevuto minacce di morte – decise di distruggerne le tavole originali e tutte le copie del libro che gli restavano. Tranne una, che sotterrò. La recuperò poi anni dopo, per darla nel 1987 a un editore  spagnolo. Fu su quell’edizione spagnola che Jorge Vacca realizzò quella che oggi sto rileggendo.

Ora. Al di là di una vicenda così pregna non credo esista un fumetto più underground di questo. La cosa che mi lascia senza parole è che le ultime bellissime tavole del libro, quelle che raccontano la morte di Ernesto Guevara a Higueras preludono, con le loro soluzioni grafiche, con crudele bellezza all’ultimo splendido libro, il Rapporto sui ciechi (te ne ho parlato su Scuola di Fumetto n.88) con cui Breccia realizzerà la sua sinistra profezia: non c’è futuro per chi non sa guardare.

ps. l’edizione Topolin è introvabile, e non te la presto di certo. Forse lo trovi nell’edizione del 2007 della Rizzoli. La collana 24/7 è una vera schifezza ideologica ed estetica, ma quell’edizione ha il pregio (se non ricordo male) che Pasquale La Forgia ha reso leggibile la traduzione originale.

Tecnicamente, direi, sono tempi di merda. Tanto lavoro, pochi soldi e un sacco di debiti. Mi rilasso cucinando. Ho appena messo in forno un kilo di carré di maiale, che farò caramellato. Mi viene sempre una delizia. C’è questa cosa bellissima quando cucini. I tempi morti. Devo aspettare. Quaranta minuti almeno, prima di accendere il grill e passare alla parte delicata: aggiungere lo zucchero e caramellare.

Mi prendo una bottiglia di madeira. La stappo. Mi siedo al tavolino sul balcone, mi servo un bicchiere abbondante e mi accendo una camel di quelle senza additivi. Bevo, fumo e spengo la testa.

Passano un bel po’ di minuti.

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Mio figlio, quello grande, legge da qualche giorno e con avidità tutto il Calvin e Hobbes che abbiamo in casa. Mi piomba lì e mi fa: “dì papà, ma Hobbes è una tigre vera o è solo di pezza?”.

Cerco di spiegargli che quello che importa non è quello che penso io di Hobbes, ma quello che sembra a lui ogni volta che legge… no, cazzo, che guarda le strisce di Watterson. Ma non lo convinco.

“Non so decidere.” mi ribatte “ Sai, lo so che è vera quando Calvin ci gioca e che è finta quando la guardano gli adulti, ma ci sono volte in cui la cosa non è proprio così… così…”

“…lineare?”

“Sì. Proprio. Vedi a me sembra vera, perché è la tigre di Calvin e lui lo deve sapere se è vera o finta. Quindi credo più a lui, però alle volte, per esempio quando ci sono i suoi genitori è finta…ma ci sono delle volte che è vera lo stesso e delle volte che è finta anche quando c’è Calvin. Cavolo! i Peanuts sono più facili, gli adulti non ci sono mai… e io su Snoopy non ho mica dubbi”.

“Allora. Vediamo se riesco a spiegartelo. Ci sono delle volte che Hobbes è una tigre reale e delle volte che Hobbes è una tigre di pezza. Ma c’è una cosa di cui puoi andare certo, Hobbes è sempre, sia quando è reale che quando è di pezza, un tigrotto vero.”

“…?”

“Insomma. E’ un fumetto no? Come quelli dei super eroi. Quindi lì dentro, in quelle strisce, è più probabile che sia vero quello che vede Calvin, che quello che vedono i suoi genitori. Non credi? E’ una cosa che assomiglia alla geometria. Per esempio: tu conosci il teorema di Pitagora, vero?”

“Certo!”

“Bene. Anche se ancora non lo sai, esistono geometrie in cui il teorema di Pitagora resta vero senza essere valido. Così è nel fumetto. Il mondo dei genitori di Calvin è quello dove il teorema di Pitagora è sempre valido. Ma quando lo stai leggendo – e uso questo termine solo per convenzione (nota per i lettori di questo blog del cazzo)- tu sei nel mondo di Calvin, dove una tigre di pezza può essere una tigre reale. Qui ognuno dei suoi due modi di essere è vero, anche se uno contraddice l’altro. La Tua domanda iniziale, quella per cui volevi sapere quale dei due stati di Hobbes è quello vero, è una domanda legittima. Sei, come tutti i ragazzini della tua età, alla ricerca di una conoscenza significativa semplice e assolutamente certa. E quello stronzo di Bill Watterson ti dice così, facendoti pure ridere, che non è possibile  nel mondo– aiuto!- una conoscenza di quel tipo. Figurarsi nel fumetto. Devi fare una scelta. Tu: devi guardare la complessità e farla, una scelta. Questo è il fumetto, piccolo. E’ una roba iperbolica, mica euclidea. Qui sta il suo bello.”

“Non ci sto capendo niente. Spiegati meglio…”

“Va bene. Ma devo prenderla un po’ alla lontana, e non adesso, che è suonato il timer del forno”.

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